Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 16:07

Le compte rendu est long! Un peu comme la course!

On est jeudi 28 Août 2008, il est 11 heures 30du matin, direction le Champ du Savoy pour le retrait des dossards et là ! surprise! nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée ! Enfin deux heures plus tard direction le Bistrot pour un plat de pâtes bien mérité. L'après midi derniers achats de ravito et repos

Vendredi 29 août réveil à six heures, petit déjeuner (gâteaux de riz et café) et direction le départ des bus pour rejoindre Courmayeur en Italie.

L'heure du départ approche l'organisation fait exécuter les hymnes nationaux de la Suisse, de l'Italie et bien entendu de la France que les coureurs reprennent en chœur. Puis deux minutes avant le départ la musique des Chariots de Feu  de Vangelis nous prend aux tripes

Courmayeur–Bertone 12.3 km - 830 D+ - 61 D-  # passage à 13 h 32 après 2 h 31 de course

C'est parti en  trottinant dans les ruelles de Courmayeur. Devant par contre ça part vite ! Comme prévu on fait la course en équipe et on reste tout les quatre. Jusqu'à Planpincieux, c'est cool tout va bien, on avance à notre rythme, puis s'est l'attaque de la montée vers le Bertone par un sentier régulier et pas technique. A l'arrivée à Bertone on est surpris de trouver une telle file d'attente pour le pointage du passage des coureurs. On constatera, plus tard, que les organisateurs ont mis en place des contrôles de passage assez nombreux et en dehors des ravitaillements. Remplissage des camels bags et hop! direction la Tête de la Tronche !

Bertone – Bonatti 21.8 km - 7433 D+ - 712 D- # passage à 15 h 53après  4 h 52 de course

On  attaque la montée: vers la Tête de la Tronche 2584m. point culminant du parcours. Il fait chaud, Je profite du franchissement des torrents pour tremper ma casquette et me rafraîchir les idées !! Il est obligatoire de bien s'hydrater, sous cette chaleur. Je consommerais environ une douzaine de litres d'eau pendant la durée de la course. Dans la montée, je suis Nicolas et on double pas mal de monde. Edouard et Thierry arrivent. Thierry nous dit ne pas être très en forme à cause de problèmes gastriques. On le persuade de continuer avec nous. On attaque la descente sur Bonatti lieu du deuxième ravito. On arrive à Bonatti et là encore il y a du monde... On a de la difficulté à respecter les temps d'arrêts que nous avions prévu!

Bonatti – Arnuva 26.2 km - 96 D+ - 347 D- # passage à 17 h 06après 6 h 05 de course. Première barrière horaire fixée à 18 heures

La descente sur Arnuva se passe relativement bien mais Thierry n'arrive pas à récupérer suffisamment. En cours de descente on aperçoit très loin et très haut les tentes jaunes de North Face installées au Grand Col Ferret. Impressionnant… Beaucoup de spectateurs pour nous encourager et toujours des bénévoles aux petits soins pour nous. On est bien dans les temps par rapport à la barrière horaire. Ravitaillement et on repart.

Arnuva - Grand Col Ferret 30.7 km - 768 D+ # passage à 18 h 38 après 07h 37 de course

Devant nous  la montée difficile du Grand Col Ferret. Malheureusement Thierry après quelques centaines de mètres décide de redescendre sur Arnuva ne se sentant plus la force de continuer. Notre moral en prends un coup on perd un copain ! La montée est interminable, très pentue et technique à certains endroits et avec des passages aériens.. Au  sommet le vent souffle, il fait froid et l'on décide de se couvrir. Tiens on est à la frontière Italo-Suisse !

Grand Col Ferret - La Fouly 40.1 km - 30 D+ - 974 D-  # passage à 20 h 18 après 9 h 17 de course. Deuxième barrière horaire fixée à 21 heures 15

La  descente sur la Fouly est très longue (environ 20km). On adopte la technique la plus économique possible (marche rapide sur les portions plates et course dans les morceaux descendants). Les deux jeunes me lâchent méchamment dans cette partie. Passage aux alpages de La Peule avec les sonneries des troupeaux en fond. La descente présente des passages glissants mais les organisateurs mettent de la rubalise coté du vide pour attirer notre attention ! Les derniers kilomètres avant le ravitaillement sont pénibles sur une partie bitumée, mais il y a des spectateurs qui nous encouragent et ça fait un bien fou !!

La Fouly - Champex Lac 54.7 km – 533 D+ - 649 D- # passage à 23 h 17 après 12 h 16 de course. Troisième barrière horaire fixée à 00 heures

On profite de cet arrêt pour revêtir la tenue chaude pour la nuit (pantalon et haut) et sortir les frontales et direction de Champex - Lac. Et là au lieu d'allumer la frontale je l'ouvre et les piles se font la malle !! Aide bienvenue d'Edouard pour remettre tout ça en place et cette fois c'est bon. On traverse un superbe petit village Suisse et Nicolas ramène quelques coureurs qui nous précédaient sur la bonne route (Z'avaient pas vu les balises et pourtant le balisage était vraiment très très bien). Pointage avant la remontée sur Champex... et personnellement j'appréhende le fait de reprendre la montée après cette longue descente. Mais pour Edouard ce n'est pas seulement de l'appréhension mais carrément une douleur vive dans la région de l'aîne. Avec Nicolas on essaie de le persuader de rester avec nous et de monter à Champex pour voir. La montée est longue, Nicolas prend un peu d'avance et j'essaie d'encourager Edouard. A quelques hectomètres du sommet il me dit de le laisser et de partir seul. Je lui promets de l'attendre à la base de repos. Je retrouve Nicolas confortablement installé à une table de ravitaillement et il avait même prévu l'assiette d'Edouard et le mienne (sympa l'attention), Edouard consulte l'un des médecins présent et celui-ci lui conseille, par précaution, d'abandonner la course. Cette nouvelle me coupe le moral et les jambes. J'ai envie de m'arrêter. Edouard appelle le staff familial resté dans la vallée pour les avertir de son arrêt et je lui demande de dire à Annie que moi aussi j'arrête. Trente secondes plus tard mon portable sonne c'est Alexandra qui m'appelle pour me crier dessus et m'interdire de stopper la course. Devant tant de hargne je promets de repartir jusqu'à Trient prochaine barrière horaire avec la ferme intention de m'y arrêter.

Champex Lac – Bovine 64 km - 704 D+ - 194 D- # passage à 02 h 12 après 15 h 11 de course.

Je repart avec Nicolas. On est démoralisé d'avoir perdu 50% de l'équipe. Après quelques minutes relativement tranquille voilà, on y est... Bovine. Cette côte que tous les participants connaissent au moins de réputation et qui fait peur ! Et il y a vraiment de quoi avoir peur. Un sentier raide avec des rochers formant des marches hautes et irrégulières un supplice pour les genoux!! Nicolas , de son allure régulière me lâche irrémédiablement. Les premières hallucinations dues à la fatigue et à l'éclairage de la frontale font leur apparitions. Les souches d'arbres deviennent des coureurs assis le long du sentier à qui l'on demande si tout va bien, plus loin c'est l'ombre d'une branche basse qui est prise pour un serpent et tout le reste à l'avenant. Je décide de m'asseoir pour récupérer. Il est 1 h 55 du matin je me fixe une fin de pause à 2 heures. A l'instant précis ou je me lève Jean François arrive c'est un coureur de Dunkerque on fait connaissance en reprenant la montée. J'arrive au sommet de Bovine heureux comme pas possible d'avoir passé cette montée redoutable... et quand je lève la tête je vois Nicolas en train de déguster une soupe chaude. Il me conseille de faire de même

Bovine – Trient 70.1 km - 74 D+ - 761 D- # passage à 04 h 10 après 17 h 09 de course. Quatrième barrière horaire fixée à 4 heures 30. Repoussée à 05 h

Au début de la descente en discutant entre coureurs on apprend que les organisateurs ont décidé, devant la dureté de la course de décaler les barrières horaires d'une demie heure supplémentaire. Et ça c'est vraiment une très très bonne nouvelle !!! Au tout début nous sommes sur un sentier en balcon et nous avons une vue magnifique sur Martigny en Suisse. La ville est éclairée ainsi que les autres agglomérations de la vallée du Rhône. La vue est vraiment superbe et inhabituelle pour moi !! La descente est glissante sur un sentier étroit et il m'est difficile de courir donc je marche. Nicolas me lâche à nouveau. Je continue cette longue descente convaincu que je vais m'arrêter en bas. En arrivant au village de Trient des spectateurs sont là, roulés dans leur duvet et ils nous encouragent. Il est QUATRE HEURES DU MATIN et ils sont là!!!

Trient – Catogne 75 km - 778 D+ - 67 D- # passage à 06 h 13 après 19 h 12 de course.

Gros morceau en face de nous : la montée des Tseppes. Cette montée, malgré la pente sévère présente un peu moins de difficulté que Bovine car les marches en sont pratiquement absentes. Jean François le Dunkerquois prend le contrôle de la petite équipe et nous voilà parti. On effectue une montée régulière en suivant notre pilote. Nous n'oublions pas de le remercier en arrivant à Catogne pour le superbe travail qu'il a effectué pour emmener le groupe. On peut voir les premières lueurs de l'aube dessiner le sommet des montagnes

Catogne – Vallorcine 80.5 km - 10 D+ - 761D- # passage à 07 h 22 après 20 h 21 de course. Cinquième barrière horaire fixée à 7 heures 45. Repoussée à 08 h 15

La descente est longue ça commence à se gâter, les jambes sont lourdes, je n'arrive plus à enchaîner du temps de course. Je marche en permanence.  Nico me dit qu'en continuant sur ce rythme on passera à l'ancienne barrière horaire à Vallorcine. Nous n'aurons pas utilisé la demie heures généreuse de l'organisation. Et ça aussi ça redonne le moral! Le ravitaillement arrive. Nicolas avait un peu d'avance . Je me confectionne un petit sandwich au saucisson, réclame un verre d'eau gazeuse et … je trempe sans hésitation le sandwiche dans le verre d'eau !!! allez on recommence sandwich, verre d'eau et là concentration maximale je réussi à ne pas tremper le sandwich. Déshabillage pour reprendre le tenue du jour. On range la frontale et on ressort les lunettes de soleil

Vallorcine - La tête aux vents 87.9 km - 875 D+ - 5 D- # passage à 10 h 12 après 23 h 11 de course.

On a perdu notre Dunkerquois ! Jusqu'au col des Montets c'est facile, ça monte légèrement sur un bon chemin. On attaque la dernière difficulté. Avec 875 m de D+ ça calme !Le dimanche précédent avec Edouard nous étions allé reconnaître ce passage. Faut reconnaître que c'était une bonne idée. Vu du bas cette montée apparaît comme un mur. On retrouve le même type de marches que dans Bovine. C'est long, interminable.

La tête aux vents – Chamonix 98.3 km - 64 D+ - 1159 D-  Dernière barrière horaire fixée à 13 heures. Repoussée à 13 h 30

Dernière dizaine de kilomètres de descente maintenant, je sais que je vais boucler ce trail. Encore quelques portions vallonnées c'est enfin la Flégère... ravitaillement, plus d'eau gazeuse remplacée par du Coca coupé à l'eau. On attaque l'ultime descente. Nicolas essaie de me persuader de courir pour que nous terminions à l'horaire d'origine à savoir 13 heures. Je n'avance plus. Je sais que j'arriverais à Chamonix mais pas avant 13 heures je profiterais de la demie heure supplémentaire ! Après moultes menaces Nicolas consent à partir seul après le châlet de La Floria. On arrive enfin à Chamonix et son bitume.... plus qu'un kilomètres environ... A un carrefour, Aurélie et Benoît sont là ! quelques mètres plus loin il y a Edouard encore plus loin Annie et Esteban Et Alexandra qui prend des photos. Et ça ça fait un bien fou ça réchauffe  Les spectateurs en masse dans les rues m'applaudissent ! moi ! c'est sûr je suis le seul coureur ! Je passe enfin sous l'arche et comme tous les coureurs je reçois les félicitations des organisateurs et j'en profite pour faire la bise au speaker de service un peu étonné mais amusé.

Je reçois le coupe vent de finisher . Nicolas a bouclé le périple en 25 h 43 (soit dans les délais primitivement imparti. Pour ma part je termine en 26 heures 12.

Direction l'appartement pour la douche, le bain, la sieste et resto le soir pour fêter tout ça tous ensemble!

 

Vous trouverez les premières photos à l'adresse ci-dessous: http://picasaweb.google.fr/csmmphotos/CCC2008

Par Le secrétaire - Publié dans : résultats des courses
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 18:01

Comme tous les ans à la même époque, le CSMM pose ses valises fin juin à Chamonix le temps d’un WE pour participer au cross (le trentième cette année) et au marathon du Mont Blanc qui se déroulent sur un des plus beaux site de trail au monde.

Comme d’habitude, Christian embarque toute sa famille le vendredi et arrive en éclaireur à Chamonix. Cette année Esteban est du voyage. Christian joue son rôle à fond et n’hésite pas à tester les restaurant pour le traditionnel repas d’après course façon guide du routard.

Pendant ce temps à Marseille : samedi matin (de bonne heure : 7h 30), Nicolas attend  Gérard en bas de sa porte pour charger sa voiture et partir récupérer Hoa. Chamonix, nous voilà ! Un an déjà et c’est reparti. Cette année malheureusement Thierry ne nous a pas suivis, vous comprenez, le marathon ne tombait pas le bon jour (le premier juillet)!

Le voyage fait partie du WE. Dans la voiture on parle course à pied, trail, gestion de la course et personne ne pense à dormir. Tout le monde s'applique à mettre le point final à sa préparation et boit, reboit ... Du coup peu après Valence l'unanimité l'emporte et l'on décide de s'arrêter. On ne se laisse pas aller et pour reprendre des forces on s'autorise une délicieuse formule petit déjeuner (croissant et tout et tout) au soleil avec la vue sur les premières montagnes des Alpes. J'en profite pour faire mes premières photos mais Gérard et Hoa sont timides.

Second arrêt à 30 km de Chamonix au magasin officiel de Quechua pour compléter notre équipement de trail. On ne trouve pas grand chose. Puis c'est l'arrivée sous le soleil en tout début d'après-midi à Chamonix. La résidence Maeva, où nous logeons cette année, n'est pas encore ouverte alors on décide d'aller manger en ville. Direction la Potinière près du Casino. Le MontBlanc est là majestueux, il nous surveille. Il est 14h30 mais Chamonix vit au rythme des courses des alpinistes et des retour de balades, bref on peut manger à toute heure. Plat du jour pour tout le monde avant de s'accorder une petite tarte aux myrtilles ...

Christian et Edouard nous rejoignent pour le café. Edouard nous montre ses belles chaussures Salomon Xpro 3D S.lab, achetées qui plus est, le matin même chez l'incontournable Ravanel General Store SVP. En toute impartialité, elles sont vraiment sympas.

L'heure tourne alors on part vite à la résidence pour s'installer. L'accueil est relativement agréable et dynamique. Relativement puisque la jeune femme qui nous accueille est sceptique quant aux explications de Gérard sur l'impact de la caution qu'ils nous demandent. Heureusement, notre chambre est parfaite, au quatrième étage sans vis à vis si ce n'est avec le Mont-Blanc. Je m'en donne à cœur joie pour les photos.

Le temps file toujours alors on se dirige vers le « village » près de l'aire d'atterrissage des parapentes pour retirer nos dossards. On ne perd pas de temps, je dois m'arrêter chez mon vendeur favori, Ravanel General Store !!

Comme l'année dernière, j’y passe toute la fin d'après-midi et Christian, Annie, Edouard, Alexandra, Esteban et Hoa se lassent de m'attendre. Gérard a le même problème que moi, il cherche des chaussures avec les conseils avisés de Thierry (le patron de Ravanel) pour la course du lendemain !

Finalement tout le monde se retrouve vers 20h00 dans l'appartement de la « Genest Family » pour un apéritif plus ou moins diététique. Ensuite, direction le Bivouac pour un plat de pâtes partagés par tous ou presque (Hein Annie, Hein Alex !!!) Hoa souffre le martyre devant la croûte que déguste Annie. Moi je suis en bout de table et fait ami ami avec les autochtones. La soirée se passe bien même si le service est un peu long. Ah j'oubliais, finalement tout le monde à craqué pour un double crêpe maison, qui au sucre, qui au Nutella ...

Ce n’est pas tout ça, mais il faut entrer, il est déjà 23h00 passé. Le temps de faire le sac pour le lendemain, le sac vestiaire, de préparer la tenue, le dossard ... et les lits, il est 00h30, il est urgent de dormir puisque le départ est prévu à 7h00 ce qui implique un lever à 05h00 !!!

Le réveil sonne, je ne sais plus très bien où je suis mais la vision de Hoa me ramène vite sur terre. Première impression pas très bonne, j'ai mal à la gorge (les soirées sont fraîches à Cham). Un pas sur la terrasse pour voir le lever du jour sur le Mont‑Blanc et je retrouve le sourire. Allez c'est parti.

A 6h15 tous les coureurs se retrouvent dans le hall de l'immeuble. J'ai un peu de mal à m'équiper de mon nouveau camel-back mais  Christian et Edouard m’aident à mieux le charger. On s'approche en trottinant de la ligne de départ. C’est magique. Etre là, sur la place du triangle de l'amitié face au Mont Blanc avec le lever du jour dans la fraîcheur matinale et estivale entre coureurs donne vraiment l'impression de faire partie d'un groupe et c’est un aboutissement après les longues séances d'entraînement dans nos collines arides. On partage tous un dernier encouragement en regardant les images du parcours de l'année dernière sur l'écran géant. Une ola réclamée par le speaker, puis deux, puis trois… Un survol de l'hélicoptère qui filme le départ puis la tête de course et ça y est le compte à rebours est lancé, c'est à nous de jouer, de profiter de cette montagne qui s'offre à nous !

Pour le départ on reste groupé, Christian et moi devançant de quelques mètre le trio Hoa, Gérard et Edouard qui a choisi de reconduire l'aventure de l'année dernière puisque c'est ensemble qu'ils avaient terminé le cross (23 km et 1200 m de D+). Depuis Edouard a passé le cap du marathon à Signes (45 km et 2400m D+). Hoa et Gérard ont eux aussi suivi scrupuleusement un plan pour marathon sur route afin de se familiariser avec la distance et de progresser avec des séances de qualités couplées à de longues sorties à Luminy au cours des douze dernières semaines.

Cette année, la course sera « un peu » différente. En effet, le marathon est devenu qualificatif pour l'UTMB (l'Ultra Trail du Mont‑Blanc : la course de montagne la plus dure d'Europe). L'organisation a ainsi dû satisfaire à des contraintes de distance, de dénivelé et de difficulté (exit la route ou les chemins forestiers praticables en 4x4). Le programme qui nous attends est toujours de 42,195 km mais le dénivelé positif passe à 2460 m et le parcours devient beaucoup plus technique : c'est un VRAI TRAIL!!!

Pour l'instant nous nous élançons tranquillement, plutôt à l'arrière du peloton qui s'étire dans la fraicheur matinale le long de l'Arve qui nous guide pour remonter la vallée. Ce départ est relativement roulant, c’est un des moments que je préfère, un moment d’incertitude mixée avec la tranquillité de la montagne qui s'éveille. Les organisateurs ont le don de nous faire découvrir leur vallée sous ses plus belles facettes. On traverse des forêts de sapins gigantesques, puis de petits hameaux bucoliques où les habitants s'extirpent de leurs lits pour nous jeter un bonjour et quelques encouragements par la fenêtre de leur chalets en bois si typiques. Quelles belles images. Après 1h30 environ, on arrive à Argentière pour un premier ravitaillement. Nous ne courons plus ensemble et pourtant tout le monde se succède en moins de dix minutes. A la sortie d'Argentière : première modification, on évite la route de l'année dernière pour serpenter en forêt mais il est plus raisonnable de marcher. On rallie ainsi Montroc (au pied de la montagne des Posettes).

 

Cette année il n’y a plus de ravitaillement (trail et semi‑autosuffisance obligent). On attaque donc directement la montée au col des Montets. Elle reste accessible et très agréable. Imaginez-vous courir à 8h30 à l’ombre des Posettes avec les aiguilles rouges à votre gauche qui s’illuminent progressivement avec la montée du soleil. Le col se situe à 1461 mètres. La flore à déjà changée. Elle est plus basse, plus éparse. Il y a quelques retenues d’eau douce où ce que je crois être des grenouilles saute en nous entendant arriver. Après le col, commence la première descente (jusqu’à Vallorcine). Là encore c’est un des meilleurs moments. La vallée est plus ouverte, on traverses des alpages  légèrement ensoleillés qui sentent délicieusement bon la montagne. Un mix d’odeur d’herbe, de torrent et de présence bovine. D’ailleurs, il n’est pas rare de croiser quelques vaches couchées à l’ombre.

 

9h15 : j’arrive à Vallorcine (deuxième ravitaillement) où je prends le temps de ré remplir ma poche à eau en prévision de l’éprouvante montée aux Posettes, de sortir ma sporténine et mes bâtons et de resserrer mes chaussures. A 9h20, je décolle alors que Christian arrive 4 minutes plus tard.

 

Alors là c’est parti !!! A peine quitté le ravitaillement, que l’on attaque frontalement la pente à travers un champs. Comme je suis content d’avoir mes bâtons ! La vitesse est tombée à près de 2 km/h (30 minutes au kilo) et le peloton dessine une longue file indienne qui serpente jusqu’à la forêt. On était prévenu depuis quelques jours que la difficulté s’était accrue (1000 m D+ en 7 km) mais là ça attaque franchement très fort ! Les premiers kilomètres se font à plus de 20 % de pente en moyenne. Dans ces cas là, il n’y a qu’une chose à faire, c’est d’être patient et d’aller à son rythme pour s’épargner une défaillance qui serait alors certainement insurmontable. En montant, je culpabilise en pensant à Gérard et Hoa qui pensaient courir leur premier marathon sur le même parcours que l’an dernier et qui n’ont pas de bâtons ! Très vite les toits du fonds de la vallée deviennent des points et l’on continue à monter.

Après 45 minutes de côte sévère ininterrompue, je rejoins la route forestière de l’an dernier où il est plus aisé de marcher vite (ne nous emballons pas).

 

A 10H25 j'arrive au col des Posettes mais cette année au lieu de redescendre par une route forestière, on continue de grimper en direction de l’Aiguillette des Posettes. L’approche se fait au travers des alpages par une ligne de crête avec d’un côté la vallée de Vallorcine et de l’autre la vallée qui mène au col de Balme. Bien que fatigante, cette partie du tracé est magnifique. Il ne fait pas trop chaud même si les arbres ont désormais disparu depuis plusieurs kilomètres (on approche des 2300 mètres). En atteignant le point culminant, je me fait détailler le panorama par le concurrent 1349. Le glacier du Tour à gauche puis la Verte et les Drus, les aiguilles de Chamonix, l’aiguille du midi, le Mont‑Blanc et le dôme du Gouter. Légèrement sur la droite, les aiguilles rouges et en face la vallée de Chamonix. Le tout sans un seul nuage (la première fois de ces trois dernières éditions). C’EST SPLENDIDE. Il m’explique aussi que le tracé du trail des aiguilles rouges (très techniques dès sa première édition), empruntait ce chemin très technique qui redescend rapidement toujours en ligne de crête sous forme d’escaliers (marches raides et courtes pour poser le pied). Dans ces conditions le peloton se resserre et il ne reste plus qu’à lever les yeux quand on le peux et quand les autres concurrents marchent (moins de 5 km/h en moyenne en descente : voilà qui n’était pas prévu et qui n’arrange pas nos affaires). Petit à petit à force de doubler, je parviens à m’extirper du groupe mais la chaleur refait son apparition en s’enfonçant dans la vallée et les crampes sont latentes. Difficile de dépasser les 7 km/h. La descente s’interrompt quand nous rejoignons le parcours du l’an dernier (sur la route) mais les organisateurs nous renvoient rapidement faire une boucle de 3 km en fond de vallée histoire de passer par des chemins. Objectivement, le parcours est super mais la technicité et les détours nous retardent considérablement puisque j’arrive au ravitaillement de Tré le Champs vers 12h00 (30ème kilomètre) contre 10h45 l’an dernier (pour la même distance et 200 mètres de D+ en moins).

 

Fatigué, je prends le temps de me restaurer en parlant à l’ombre avec Annie, Alexandra et Esteban. J’avoue que sa poussette m’a fait réellement envie l’espace d’un instant. Cette année l’aire d’arrivée étant en travaux, les familles des coureurs ou accompagnants ont dû se replier sur Tré le champs ou la Flégère : cela modifie l’ambiance de la course. Deux sandwich au pain complet et au saucisson plus tard, j’entame la montée vers l’arrivée qui elle n’a pas changée. Tous les ans c’est là que l’on perd du temps et que l’on marche / souffre et re-marche encore. On a l’impression que la fatigue, la technicité, la chaleur et le dénivelé se liguent tous contre nous. Heureusement il y a la vue sur notre gauche (la même qu’au col des Posettes) qu’on remonte progressivement. Pensant mettre 3 heures pour remonter jusqu’à Planpraz (l’aire d’arrivée face au Brévent), ce rapide calcul me laisse envisager une arrivée en 8 heures. Or la barrière horaire finale étant en 08h40, je me dit que cela laisse très peu de marge de manœuvre à mes acolytes.

Finalement la remontée se passe mieux que prévu, 45 minutes me suffisent pour atteindre le bas de la Trappe. S’en suit un mur technique et abrupt pour approcher la Flégère (30 minutes) d’où l’on aperçoit la ligne d’arrivée (5 kilomètres et quelques combes plus loin). Une dernière petite heure et le speaker annonce mon nom et mon numéro de dossard (les prénoms des coureurs sont inscrits sur leur dossard ce qui permet au public de vous invectiver personnellement dans les passages difficiles tout au long de la course). J’arrête mon chrono en moins de 7h10 (55 minutes de plus que l’an dernier) et les hôtesses désactivent ma puce et me remettent la médaille du marathon. Le vent s’est levé et il fait presque froid à 2000 mètres après l’effort. Je vais donc récupérer mon vestiaire et me ravitailler (avec la fameuse bière chamoniarde dont les coureurs parlaient tant).

 

En revenant vers la ligne d ‘arrivée je jette un coup d’œil au classement et là oh rage oh désespoir : je découvre les noms de Gérard et de Hoa sur la feuille des abandons. En fait c’est le trio tout entier qui a été arrêté à Tré le champs pour barrière horaire (a cinq minutes près). Ces limites horaires animent d’ailleurs le forum depuis car plusieurs coureurs se sont retrouvés un peu volés par des barrières non expérimentées et pour le moins discutable. J’en veux pour preuve le temps du premier qui passe de 03h27 à 03h52 avec le changement de format de la course, soit 25 minutes de plus ! Or les limites horaires n’ont été décalées que de 30 minutes. S’agissant de contraintes que l’on applique aux derniers rentrants, on imagine facilement que leur temps de course (plus de deux fois celui des premiers) augmente de bien plus d’une demi-heure (quand le premier perd 25 minutes)! Cette sélection, a priori volontaire, constitue une nouveauté regrettable à nos yeux et que nous n’avions pas anticipée. A défaut de gâcher la fête, elle nous laissera de sérieuses frustrations pour Edouard, Hoa et Gérard qui s’étaient préparés sérieusement et méritaient de pouvoir aller au bout de leur effort et d’eux mêmes.

 

Le sens de trail c’est de se SE dépasser pas de dépasser une moyenne horaire !

 

Revenons à la course puisque pendant ce temps Christian fêtait fièrement son anniversaire et passait lui aussi par delà cette difficulté. Il réalisait son triplé (trois marathons du Mont‑Blanc au cours des trois dernières années). Une bière pour fêter la fin de la course et puis nous sommes redescendus retrouver les fadas des CSMM.

 

Ils étaient restaurés et massés et nous attendaient à l’extérieur. Ils ont été contraints par un orage de chaleur de rentrer dans le gymnase avec nous (nous commencions à avoir faim).

 

Ensuite nous sommes rentrés à l’hôtel pour nous changer avant de retourner chez Ravanel pour que Gérard et moi achetions nos chaussures qui avaient très bien fonctionnées. Retour de nouveau à l’hôtel et puis vers 20h30 en avant au Monchu, un spécialiste de la cuisine savoyarde homologué par notre spécialiste et routard émérite (Tartiflette et G …).

 

Nous avions tous bien mérité de reprendre des forces et la roblochonade arrosé d’Apremont y satisfît parfaitement. D’ailleurs j’ai soudainement trouvé la position d’Esteban beaucoup moins appréciable (deux restos qui lui sont passés sous le nez et auxquels il a dû faire acte de présence).

 

Le lendemain, le soleil était revenu. Gérard, Hoa et moi avons avalés un petit déjeuner avec vue sur les montagnes au soleil en bas de la résidence avant de reprendre la route pour Marseille. 6 heures et 20 degrés plus tard nous arrivions, officiellement accueillis par les chants des cigales marseillaises (définitivement plus sympathiques que les fourmis).



PS: les photos suivent (le secrétaire)

Par Le secrétaire - Publié dans : résultats des courses
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 22:22

Dès le rassemblement  devant le parc du XXVIeme centenaire il y avait comme de la nervosité dans l'air!

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Après un trajet sans trop de problèmes l'arrivée aux Mées se fait sous la pluie.

Comment s'équiper, manches courtes, manches longues, imperméable pas d'imperméable?

Poncho pas poncho,

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Dès le départ donné Nicolas et Hicham se précipitent vers la montée des Pénitents la bien nommée! Hellio lâche ses collègues et s'en va tout seul dans la montée pourtant raide et glissante. Steven tente de suivre . Les raisonnables restent un peu en retrait.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Attaque de la descente du sentier des marches. Marches bien évidemment glissantes car constituées de rondins de bois humides.

Au bas de le descente un jalonneur nous averti "attention les dernières marches sont glissantes " On lui glisse au passage que les premières aussi étaient glissantes !!

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Un chemin forestier large mais caillouteux me permets de récupérer et de relancer la machine. Quelques hectomètres plus loin le quad de Stéphane le réalisateur de superbes DVD de course est arrêté sur la gauche du chemin. Il a vu la star arriver (moi évidemment !) je vais être sur le film ! Mais pourquoi le gars le derrière me fais signe de passer sur la gauche?

Je comprends qu'en réalité ils sont là pour secourir un trailer victime d'une gamelle.

Quoi? Un maillot du CSMM ! c'est Steven qui tente de me rassurer d'un sourire crispé! Il souffre ! Il est entre de bonnes mains je continue.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Changement de direction on entre dans le tunnel de la mine, creusé à l'origine pour détourner un torrent pouvant inonder le village. L'éclairage est pour le moins parcimonieux, la pente raide et l'eau qui coule ! Il nous était recommandé de courir dans l'eau pour éviter de glisser (là il faut y croire ! mais ça passe !)

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Une montée, pentue, en simple trace nous est proposée. J'essaie de voir devant moi, et derrière en me retournant les maillots du Club. Personne.

Bon je m'attendais pas à voir Nico et Hicham non plus! Sont loin les bougres !

Sommet de la côte. Puisqu'on est monté jusqu'ici il va bien falloir redescendre.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Et la fin de la descente pour être pentue elle est pentue ! et humide aussi! Un concurrente me conseille : "laisse filer comme en surf !"

Dix mètres plus loin deux coureurs secouristes (merci pour tout les gars!) nous conseillent " attention ça glisse ! descendez de travers !" bein ma foi ! on va faire comme ça si tu le dis!

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Un court passage sur le macadam. Hicham doit revivre devant. On bifurque à gauche dans la montée des Chamoyes. Hicham doit râler fini le macadam.

A proximité du haut de la côte je vois Hellio devant moi. Arrivé à sa hauteur il me demande si on a fait la moitié du parcours (on en est au 8eme sur 20). Je lui réponds que je ne sais pas pour ne pas lui saper le moral et je m'en vais.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

On atteint le plateau qui, lorsque le temps le permets est splendide avec toute la lavande en fleurs. Mais cette année trop de pluie, pas assez de soleil et la lavande en fleurs n'est pas au rendez-vous.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Le parcours sur le plateau est vallonné et des concurrents qui ont en gardé sous le pied me double mais je double des concurrents qui n'en avait pas gardé sous le pied

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Deux morceaux de bananes au ravito et on continue la route, traversée d'un jas pour atteindre une descente longue et régulière sans trop de dénivelé avec un changement de direction en bas. Le chemin large continue et on doit prendre à droite un sentier moins évident et malgré un balisage bien fait les concurrents qui me précèdent enquillent le mauvais chemin.

"Oh! le chemin c'est par là!" ils m'entendent et reviennent sur le droit chemin.  Deux autres concurrents qui me suivaient de près me remercient en me disant "heureusement que tu étais là on avait rien vu nous non plus"

"tsss tsss ne me remerciez pas ça m'a fait plaisir!"

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Longue côte qui conduit jusqu'à la séparation des parcours 20 et 30 kilomètres et à la jonction deux bénévoles nous informent qu'il reste moins de 4 kilomètres et que le raidillon devant nous est le dernier.

Je suis avec un concurrent depuis le bas de le côte au changement de direction et je lui fais part de mon doute sur l'annonce des bénévoles. Il est d'accord avec moi sur la perception différente du mot "côte" entre les bénévoles et les coureurs. Et paf! Encore une côte courte, puis une autre.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Attaque de la dernière descente en direction du village. Descente très technique sur la fin avec de nombreux passages étroits en dévers sur le rocher avec le "trou" sur notre gauche. Heureusement le terrain avait eu le temps de sécher sinon!

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Après un dernier passage dans les rue du village : OUF enfin l'arrivée. Je retrouve mon clan dans la salle des fêtes qui surveille de près Steven assis avec une énorme poche de glace sur la cheville. Je demande des nouvelles des deux avions qui me précédaient et j'apprends que Hicham est tombé lui aussi!

Je le retrouve et il m'explique que dans la dernière descente sur les rochers en dévers il n'avait plus de force et qu'il a méchamment gamellé! Son nez lui ayant servi de train d'atterrissage. Il a lui aussi une poche de glace sur son appendice nasal. Et cerise sur le gâteau c'était sa deuxième chute. La première ne lui ayant causé que quelques égratignures et contusions il a trouvé préférable de remettre ça!. Nico lui est déjà douché!

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Arrive enfin Hôa, Hellio et Gérard contents d'en terminer. Hôa est content de son parcours qu'il termeine "même pas fatigué". Hellio est perclus de crampes et de contractures dans les cuisses, Gérard quant à lui dit quelque chose dans le genre :"je sais pas si je vais aller à Chamonix je ne me sens pas prêt!" Le président arrive à dire n'importe quoi après un tel effort.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

On se retrouve tous ensemble pour casser la croûte à la salle des fêtes. Le président ne cache pas sa fierté d'avoir avec lui, pour une fois, une tribu LASRY dépassant en nombre la GENEST FAMILY. Nous n'avons pas dit notre dernier mot. Nous verrons bien si la tribu s'inscrit dans la durée. Prochain round à Chamonix.

Steven crie sa joie en constatant que l'inconnu qui mange en face de lui est récompensé sur le podium!!!!???!!!!

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

J'aide Steven, qui saute sur un pied,  a traverser la salle remplie de coureurs et de supporters. "Question d'être discret c'est manqué, tout le monde me regarde"

J'ai un peu de peine à le convaincre que tout ces gens me regarde MOI et pas lui (lol).

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Donc résultat des courses:

            Steven              1 gamelle             une cheville

            Hicham            2 gamelles            un nez + diverses égratignures et contusion

 

And the winner is…..

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

On prend le chemin du retour et Hôa me recrute comme "chauffeur". Monsieur ne conduit pas Monsieur se fait conduire

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Dernier avatar sur le chemin du retour. Péage d'autoroute, insertion de la carte bleue dans le lecteur et une voix féminine nous informe que la carte est illisible. Bien évidemment on est au guichet CB. Je descends donc de voiture avec un petit signe d'excuse à la lignée de voiture attendant derrière nous, vais dans le coffre, récupère le sac de Steven qui me passe sa CB et miracle ça marche (CB Martin Maurel évidemment) Hôa va demander une nouvelle carte à sa banque!!!!!

 

Bizarre, vous avez dit bizarre?

 

Et bien non il n'y a rien de bizarre dans ce récit. C'est simplement une description la plus fidèle possible d'une sortie de trail avec les énergumènes du CSMM. Et leur imagination est sans bornes. A chaque sortie ils se renouvellent. 

Et encore il y a deux habitués qui nous ont bien manqué!!

 

Bizarre, vous avez dit bizarre? non convivial, tout simplement convivial et festif!

 

A bientôt pour de nouvelles aventures!

 

Classement de la course

 

 

 

Place

Place/catégorie

Temps

Nicolas

RACAUD

60

17

02:25:49

Laurent

AVENTINI

67

18

02:28:24

Christian

GENEST

208

12

03:08:18

Hôa

NGUYEN

231

65

03:25:01

Hellio

REVILLA

239

67

03:27:12

Gérard

LASRY

240

68

03:27:14

 

Par Le secrétaire - Publié dans : résultats des courses
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 10:55

Et voilà, pour cette 11ème édition des 4 heures de Carnoux (course en relais par équipe de 4) le Club a aligné 2 équipes.

 

Les Mollets d'Aciers avec

Laurent dit le filleul

Cannelle dite Crumble

Hellio dit Mollet d'Acier ou parrain

Gérard dit le Président

 

Les Belles et les Bêtes  avec

Steven dit...(on a pas encore trouvé)

Gisèle dite Diesel

Laurence dite Boubou

Hoa dit Jacky Chan

 

L'ordre des participants correspond au n°de relais - ordre ayant attribué par Christian dit  le secrétaire.

 

Nous nous retrouvons tous au cynodrome - le Président nous distribue nos dossards et là tout s'enchaîne.

 

Tout d'abord pour certains une préparation physique s'impose  :

- Massage au Nifluril

- Nok anti- frottement pour les pieds

- Comprimé de Sportenyne

- Barre d'Ovomaltine0.

 

L'échauffement peut alors commencer. Petite foulée sur le cynodrome, le parcours se  poursuit dans la garrigue ...Laurent inaugure ses nouvelles chaussures de Trail 


et avec Hellio on ripent sur chaque caillou ...je crois que nous allons investir nous aussi  dans des chaussures adaptées.

Nous avons de la chance car il ne pleut pas




et Hoa est ravi parce qu'il ne fait pas trop chaud.

          

Les premiers relayeurs des 56 équipes s'avancent sur la ligne de départ et à 15h00 ils s'élancent tous avec leur bout de bois à la main (on appelle ça un relais me dit Hellio)- D'un commun accord Steven et Laurent arrivent  ensemble à la fin de leur premier tour et passe donc le ralais au deuxième (Crumble me largue...)

Les tours se succèdent et par enchantement au quatrième relais des couples se forment Steven se retrouve à courir avec Cannelle (normal)





je cours ensuite avec Hellio (re normal) 




le Président part tout seul



mais il attend Laurence pour arriver avec elle



 et enfin Laurent et Hoa (vont ils publier les bans? ) arrivent

ensemble aussi.

 

Entre 2 relais chacun se repose comme il peut: léger ravitaillement - massage - encouragement - coup d'oeil sur le classement - commentaire ...(j'ai l'impression que les tours passent plus vite mais je cours moins vite ...??? personne à compris mais moi je me comprends)- changement de chaussure ... Hellio donne une consultation à une coureuse d'une autre équipe qui s'est fait mal à la cuisse et il devient à partir de maintenant notre Docteur Mamour .

 

Les heures tournent ça sent la fin et là Laurent demande à Steven de le chronométrer pour ce qui sera son dernier tour le résultat est surprenant 7mns 42 ou 49 Laurent demande à Hellio de mettre le paquet aussi : " avec tes mollets et tes cuisses tu devrais aller plus vite"  et vlan Hellio répond qu'il a quand même fait 2 tours avec moi - je reste de marbre le silence est le meilleur des mépris...

Laurence me demande de prendre mon temps pour  le sixième tour (ça va pas non ? j'aimerai tant que Monsieur Hoa le fasse aussi mais je m'appelle Diesel pas Turbo)

 

Finalement nous attendons les derniers relayeurs de chaque équipe (Gérard et Laurence ) et nous franchissons presque ensemble la ligne d'arrivée.

 

Nous filons vers l'apéro et nous sommes tous contents d'avoir participé à cette course.

 

Personnellement je suis ravie d'avoir fait un tour de plus que lors de mes  derniers 4 heures mais on m'explique que la derniere fois j'étais le quatrième relayeur et là j'étais en deuxième (ils m'énervent....)

 

J'espère que l'année prochaine nous serons une équipe voire deux équipes de plus...

Peut être que je ferais 7 tours - ça va Hellio arrête de rire

 

BISES A TOUS

Par Gisèle et Hellio - Publié dans : résultats des courses
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 09:38

Salut,

 

Un petit mot de ce week end sportif à Manosque avec un 10 km et un semi au programme (exit la nocturne de Marseille, désolé).

 

Contrairement aux prévisions météorologiques de Sébastien (Folin pour les ignorants), le soleil était l'invité surprise de cette journée au bord du lac des Vannades, endroit paisible et bien aménagé pour une journée en famille (restons à carreau, la belle famille est avec nous...).

 

Le programme des festivités :

           

            - 10 km pour Crumble et son papa (allez beau papa ;-))

            - un semi pour votre serviteur

            - et enfin un 500 m pour notre fils de 4 ans. Plus tôt il commence, plus vite il dépassera son père....

 

Départ 10h05 pour les femmes (avec 10 min de retard - dépêchez vous il commence à faire chaud) et 10h10 pour les hommes comme si les hommes allaient plus vite.

 

Les 7 premiers km sont communs aux 2 distances (Nice fait des jaloux) sur un parcours souvent en faux plats montants.

Ensuite direction l'arrivée pour le 10 et direction une grande boucle pour les autres qui sont beaucoup moins nombreux et qui devront faire face à une côte de 600 m un peu avant la mi-course.

C'est bizarre, mais le départ et l'arrivée sont au même endroit et pourtant l'impression de monter est constante. Il faudrait voir avec la DDE, c'est pas normal..

 

Dès le départ, c'est chacun pour soi, Crumble devant (c'est de la triche, elle est partie avant) suivi de loin par Nestor et enfin beau papa (allez plus que 9.9 km).

 

Me concernant, j'avais opté pour une course sur la base de 12 km/h mais le final haletant au stade la veille et la chaleur (non, non, ce n'est pas un manque d'entraînement...) ont eu raison de moi au 14 ème km avec un petit passage à vide qui ne m'a pas permis de tenir mon objectif.

 

Au final 1h48'16 (11,69 km/h) et 6 min. gagnées sur mon temps réel à Nice (pas mal, pas mal mais devra mieux faire)

Beau papa est arrivé en 57'50 (bravo ...)

 

Et enfin, la perf du jour a été établie par Crumble que plus rien n'arrête (sauf moi si elle me dépasse). Elle termine 5ème de sa catégorie (SEF) en 48'46.

Dommage, c'est trop tard pour la qualif à Pékin.

 

Compte tenu du cadre (animations, possibilité de pique-niquer autour du lac..) et de la faible difficulté du parcours (plus dure que Nice quand même), cette course pourrait être inscrite au calendrier du club pour l'année prochaine. A voir...

 

Salutations sportives

 

Steven

Par Le secrétaire - Publié dans : résultats des courses
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