Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /2008 17:36

Qu’est ce que je risque après tout ?

 

C’est la question que je me suis posée depuis qu’une certaine Gisèle et un certain Nico m’ont dit : « c’est quand que t’arrêtes de courir sur un tapis et que tu viens t’éclater avec nous ?»

L’idée fait son chemin…. Il faut dire que cela fait des années que j’entends parler de courses, de marathons, d’entraînements, de "fractionné"  (c’est quoi c’te bête ?)…

Prise par tant d’enthousiasme et de bonne humeur ambiants, je me dis qu’il faut tout de même prendre un peu de recul avant de se lancer "dans la course" justement. Alors j’en parle à mon époux qui est toujours de bons conseils :

-         « Tu crois que je serais capable de faire une course de 5 KM ? »

-         « Ah ben ch é pas, c’est toi qui voit, mais c’est quand et où c’truc là ? »

OK, pas très convaincant …

Alors je me tourne vers la voix de la sagesse (ma maman bien sûr !) et lui pose la même question et voilà qu’elle me répond :

-         «  Quoi ! houlala mais pourquoi tu vas aller courir, tu risques de te faire mal ! »

Reste ma fille pour me convaincre :

-         « Ouais c’est super maman ! tu vas gagner une coupe ! Génial ! »

ahhhh enfin quelqu’un qui a confiance en moi !… un peu trop parce que de là à gagner une coupe !

 

Bon allez, j’y vais même pas peur ! « Allo ? Gisèle ? c’est ok pour la course … »

 

Toute la journée du 16 mai, j’ai prié pour qu’il pleuve à torrent, voire si la Corniche pouvait être inondée … Cela m’aurait donné une bonne excuse pour ne pas y aller sans perdre la face. Mais vers 19 h un magnifique soleil est apparu, impossible de se défiler !

 

Me voilà donc Place du 4 septembre. Gisèle nous attend pour nous remettre les dossards (tiens, ça me rappelle les cours de gym au lycée !). La bonne humeur est là, l’esprit de compétition aussi ! Nico et Laurent se charrient, se titillent, c’est à celui qui battra l’autre : des guerriers de la course à pied ces deux là ! Gisèle connaît la moitié des participants et fait connaissance avec les autres !

Et voici qu’arrive mon coach. Je ne savais pas que j’aurais un coach … mais il est là et semble bien décidé à ne pas m’abandonner ! 

 

Après quelques conseils d’ordre technique, nous voilà partis. Je suis la dernière, au secours j’ai honte ! ! ! Mais mon coach est là, confiant dans mes capacités à réussir et à en dépasser quelques uns. « T’inquiète, tu ne finiras pas dernière » m’affirme-t’il. Il faut tout de même vous préciser que mon coach et moi on ne se connaît que depuis ¼ d’heure ! Ah mais c’est ça les professionnels du coaching, ils croient en vous et ça suffit.

 

Nico et Laurent sont déjà presque arrivés que j’attaque la Corniche. Ils vont vite, trop vite pour moi ! Mais mon coach a raison, je ne suis plus la dernière, je prends confiance, le paysage est superbe, je respire l’air marin pendant que mon ange gardien m’encourage : « allez, vas-y Marie-Jo ! (heu, excusez moi mais moi c’est pas Marie-Jo c’est Marie-Pierre, mais bon, peu importe !) Laissez passer Marie-Jo c’est sa première course ! ». Bref, 5 km d’encouragements, je ne pouvais pas le décevoir !

 

Gisèle est à la fois pas très loin et à la fois irrattrapable pour moi. Elle papotte avec Laurence ! Mais comment font-elles ?

 

Gisèle a battu son record : 29mn50 (idem pour Laurence)

 

Les deux guerriers se sont livrés une guerre sans merci. Laurent a remporté la bataille, affichant un temps de 17mn38, contre 17mn47 pour Nico. A charge de revanche ! L’éternel duel…

 

Un dernier kilomètre et nous voilà arrivés. J’ai réussi ! En total gentleman, Helio, mon coach/ange gardien m’a laissée passer devant ! J’ai couru 5 km en 32mn28s, suivi de prés par Helio qui affiche un temps de 32mn29 (bien en de-ça de ses capacités réelles bien sûr !). C’est pas folichon comme temps, mais je ne suis pas morte et c’est le principal !

 

Mais le plus merveilleux, le plus touchant, c’est que le lendemain matin, en réveillant ma fille, je lui ai dit :

-         « Tu sais Chloé, je n’ai pas gagné de coupe mais j’ai gagné des bonbons »  

Et elle m’a répondue :

-         «  houa maman t’es trop forte ! tu vois je t’avais dit que t’allais gagner ! »

 

Voilà, mon tapis de course va me paraître bien triste maintenant mais Helio m’a parlé d’un certain Marseille/Cassis, une course sympa paraît-il …

La voix de la raison a répondu : « houlala mais t’es folle, tu ne vas pas faire ça ? ! ! ! ! ! »

 …. Et toi, ma Chloé t’en penses quoi ?

Addendum à l'attention de Chloé :  allez Chloé dis lui à ta maman qu'elle peut le faire

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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 10:40

Retour à la compétition depuis le dernier Marseille-Cassis, et c'est reparti, le rituel oublié : le stress, le yeux fixés sur l'heure pour ne pas rater le départ, le mal de ventre, le goût de la boisson énergétique, énième vérification du sac : certificat médical, épingles, chrono, rechanges, argent...

Direction le retrait des dossards, et là l'horreur : une file d'attente conséquente, et comme par hasard tout ceux qui sont devant moi ont tous un problème, entre ceux qui n'ont pas de certificats, ceux qui réclament les épingles, ceux qui sont surs d'être inscrits alors qu'ils ne le sont pas... Tout pour rester zen.

Après l'échauffement, je prends le départ en compagnie de David et François. Surtout ne pas tomber dans le piège de partir trop vite, laisser filer les téméraires même si l'envie de les suivre ne manque pas.

La boucle Castellane-Perrier-Castellane se fait sans encombres et je prends la direction du Vélodrome gérant toujours trop ma vitesse.

Sur le boulevard Michelet une bonne surprise m'attend, parmi les spectateurs Nicolas en tenue de coureur m' interpelle et se joint à moi pour m'accompagner presque jusqu'à l'obélisque. Compagnie fort encourageante et motivante qui me fait réaliser que je suis en train de m'endormir et qu'il serait temps d'augmenter le rythme.

Il décroche en douceur pour attendre le suivant qui n'est autre que Steven (j'ai entendu parler d' une histoire de crumble...) et je continue jusqu'au ravitaillement où je décide de ne pas m'arrêter et de grappiller ainsi une bonne vingtaine de place j'espère, et là demi tour pour le final avec l'arrivée en "petit" point de mire.

Un coup d'oeil sur ma gauche et je vois Steven et Nicolas qui se dirigent à leur tour vers le ravitaillement. Dans la descente je croise dans l'ordre : David en 3e position, puis François et Patrick.

Depuis l'obélisque je suis passé à la vitesse supérieure, et je commence à doubler des concurrents fatigués de leur départ trop rapide.

Deuxième bonne surprise : Nicolas fait une deuxième apparition à mes cotés et m'informe que nous courrons à une vitesse supérieure à 16 km/h. (c'est prouvé scientifiquement par son ordinateur de bord...), il est satisfait pour moi et m'encourage à maintenir le cap.

Nous croisons Gisèle.

Après une poignée de mains, Nicolas me laisse au Stade où il m'avait récupéré la première fois. A partir de là dernier effort en solo avant l'arrivée.

Encore une phase d'accélération avant de franchir la ligne, qui me laisse quelques regrets de ne pas avoir attaqué plus tôt.

Finalement, une classique rapide et toujours agréable à courir, un petit regret cependant d'en avoir gardé trop sous le pied.


Place Temps Nom,Prénom Vitesse
308 00:42:38 AVENTINI,Laurent 14.07
548 00:47:34 HALLEREAU,David 12.61
576 00:48:04 PAUGAM,Steven 12.48
664 00:49:48 MOINARD,Francois 12.05
727 00:51:17 LEONARD,Patrick 11.7
934 00:56:27 REVILLA,Hellio 10.63
1137 01:10:01 AZAIS,Gisele 8.57
1138 01:10:02 CELMA,Laurence 8.57
 

 

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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 10:35

The Signes Trail Salomon : dimanche 28 avril 2008

Edouard et Thierry prennent leurs marques !

 

05h00 : le réveil sonne chez les fêlés. Christian, Edouard Thierry et Nicolas ont rendez-vous avec la Sainte-Baume aujourd’hui et devront gravir les 2250 mètres de dénivelé et parcourir les 45 kilomètres de l’édition 2008 du Trail de Signes pour devenir finishers de leur premier Ultra Trail.

Il fait noir, pas de bruit dans la maison, le sac est prêt depuis la veille. Une douche pour se réveiller.

05h30 : Mise en place du cardio, application de la crème Nok pour éviter ces petits bobos qui gâchent tout au fil des heures. Ajustement de la tenue longuement préparée la veille et petit déjeuner avec un demi « gato-sport chocolat aux pépites de chocolat » pour tester ses effets en configuration longue durée.

06h00 : départ direction le parc du 26e centenaire où Nicolas retrouve Edouard et Christian. Tout d’orange vêtus avec leurs sacs et leurs bâtons sur le dos, aujourd’hui ça sent le test grandeur nature.

06h45 : Arrivée à proximité de Signes, le soleil nous salue en se levant magistralement pour nous accueillir. Stationnement sur le parking où l’on retrouve Thierry alias Messi (Messi Heussocks pour les initiés). D’ailleurs des sources sures font état d’un probable transfert vers le pays du soleil levant au cours du mois.

07h15 : Retrait des dossards. Retour à la voiture où l’on parfait les réglages. Nos quatre membres actifs de la section des fadas plaisante déjà pour se rassurer car autour d’eux, il n’y a que des avions, des vrais, des golgoths aux jambes ENORMES, des qui courent bien et qui vont très très très vite…

08h00 : Le départ est donné en musique au cœur du village de Signes par Samuel Bonaudo (quatrième au dernier UTMB). Rappelons que ce trail est la finale du challenge varois, les places seront chères.

Nos quatre compères partent joyeusement et tranquillement (presque à 11 km/heure tout de même) sur une petite route goudronnée en légère descente selon les organisateurs (on en reparlera), mais déjà alors que la première montée en terre se profile, il ne reste que deux coureurs derrière nous dont un secouriste : quel tempo !

La montée s’accélère et c’est l’occasion de sortir les bâtons. Thierry qui n’en a pas est parti devant mais nous attend un peu plus loin, au pied d’un véritable mur. Pendant ce temps, Nicolas ne manque pas de questionner un concurrent sur son équipement et en particulier sur ses bâtons, les fameux Raidlight hyper légers mais fragiles parait-il. Le concurrent 122, dont l’histoire ne dit pas le nom (pardon pour lui), lui répond qu’il est tombé de nuit sur le trail du Mercantour mais que courir de nuit c’est incomparable (cf. sa dernière CCC fin août 2007). Que n’avait-il pas dit, Nicolas ne le quittait plus et lui posait 10 questions à la minute. Pendant ce temps les fantastiques creusaient l’écart dans la montée et obligeaient Nicolas à faire l’effort pour rester au contact.

1 heure de course et 7 km de fait, bonne moyenne surtout qu’on a fait que monter mais les jambes sont déjà un peu lourdes, ce n’est pas bon signe ( ;=)) ). Le premier sommet est atteint en 1h17 et malgré une jolie vue sur la vallée de Signes et la Sainte-Baume en arrière plan, tout le monde montre du cœur à l’ouvrage et se jette à corps perdu dans cette première descente. Thierry passe en tête. Nicolas s’intercale entre lui et le groupe Christian-Edouard qui contrôle la situation à quelques mètres. C’est l’occasion de se rendre compte que les bâtons sont aussi fort utiles en descente. De retour dans la vallée, on croise les traileurs du 21 km qui s’échauffent (ils partiront à 10h dans quelques minutes), puis on passe près des voitures et arrive le premier ravitaillement. Le groupe s’y reforme. 1h45 de course et 14 km de faits, le classement est décevant mais les temps réalisés sont bons. D’ailleurs nous repartons tout doucement,  déjà tous un peu émoussés par ce parcours exigeant.

Quelques marches pour sortir du village puis une route de campagne goudronnée et nous laissons les derniers toits de Signes sur notre gauche : direction la Sainte-Baume à douze heures ! Mais c’était oublier les premiers du semi qui nous déposent littéralement !!! Et oui il est déjà 10h15, les choses sérieuses sont commencées pour eux aussi maintenant. C’est dans ce contexte pas très drôle où deux courses empruntent le même parcours que se déroulera toute la montée vers le deuxième sommet. Bref une bonne demi-heure de « pardon ! pardon ! excusez moi ! oh les bâtons ! … » Clairement nous avons la distance à gérer et n’avons pas le même rythme que les traileurs du 21 km qui entament leur première montée. Au sommet, c’est à nouveau le point de ralliement. Thierry est en tête, Nicolas le suit, puis c’est au tour de Christian qui a décroché Edouard d’arriver. Celui-ci avance à son rythme. Raisonnable, il est conscient qu’il est le plus menacé aujourd’hui puisqu’il attaque son premier marathon, qui plus est dans un terrain très hostile sous le soleil et en équipe ce qui peut être perturbant. Même si c’est un peu tôt pour l’apéro, les abricots sont remplacés par les TUC pour l’occasion et c’est en rigolant que nous nous élançons dans cette nouvelle descente, relativement facile celle-là. Mais elle est relativement courte et ce n’est en fait qu’une pause dans la deuxième montée. Elle s’achève par une traversée de torrent (3 bons mètres) où les bâtons s’avèrent à nouveau très utiles pour ne pas tremper ses chaussures pour le reste de la journée. Commence alors une longue montée vers la Sainte-Baume. Au départ on longe un magnifique torrent, on est sous les arbres au frais : presque que du bonheur (au 20 premiers kilomètres près). On escalade des cascades, c’est franchement magnifique, le terrain est encore relativement plat. Un peu plus loin, Thierry part devant ayant constaté qu’il montait un peu moins vite dans les grosses pentes puisqu’il est le seul sans bâtons aujourd’hui. Le groupe croise S. Bonaudo qui leur annonce qu’ils risquent de tomber nez à nez avec les premiers du 21 km dans quelques mètres mais ce ne sera finalement pas le cas. On arrive au deuxième ravitaillement où l’on prend le temps de s’y restaurer : coca, tuc à volonté, saucisson sec pour Christian, cocktail de gâteaux apéritifs, bananes et puis faut y aller quand même. Le coureur 122 refait une apparition et assène un petit coup au moral de Nicolas qui se satisfaisait mentalement de finir aujourd’hui devant un finisher de la CCC2007. Edouard lui glisse d’ailleurs son opinion : il est sans doute dans le vrai : lentement mais sûrement ! Nicolas ne se résout pas et invective le groupe pour essayer de le rattraper. Edouard dans un bel esprit d’équipe prend tous les risques et cède ses bâtons à Thierry pour attaquer le montée longue et difficile (en plein soleil) vers les crêtes du pilon du roi. Nicolas lui tente de montrer la voie et part à son rythme, il retrouvera ses coéquipiers en haut. Le temps pour lui de comprendre que tous les traileurs qui passent alors devant lui suivent le même parcours que lui : le 45 km ! Et donc qu'eux aussi devront repasser par-là mais dans au moins deux heures (d’après un bénévole) : le temps de descendre à l’hostellerie 500 m plus bas  par le chemin du Paradis (le mal nommé) et de remonter par le col du Saint Pilon ! Tous les coureurs qui passent actuellement, qui courent et qui souffrent, ont au moins deux heures d’avance (on coure depuis 4h25) et les premiers sont passés ici il y a une heure : le moral s’assombrit !  Quand les autres arrivent on repart tranquillement et Nicolas choisit de ne répondre qu’à leurs questions : s’ils ne demandent rien ils découvriront le programme bien assez tôt. Edouard ne tarde pas à le savoir.

Effectivement, deux heures plus tard le même bénévole est tout content de nous revoir et de nous demander : « Il reste encore des coureurs derrière vous ? » « Oui au moins un ! » (et na!).

On se venge parce que d’après lui il restait à peine 10 km de descente, soit une heure et demi et juste une côte bien raide en single track de 50 mètres. Que Nenni ! Et que n’avait pas fait Nicolas en répétant ça au groupe ! Pourtant il était fiable sur la première boucle.

Alors reprenons, il est 14h45, on court depuis presque 7 heures, on a parcouru près de 35 kilomètres et gravit 2OOO m sur les 2250 prévus, les organismes sont fatigués, on est presque les derniers et le temps s’est couvert ! Bref ça se complique. Du coup, l’équipe choisit de se rassembler et de courir ensemble dans les pas l’un de l’autre, puis chacun à son tour, on passe devant pour tirer les coéquipiers. C’est Christian qui s’y colle le premier et dans la descente. Le terrain est particulièrement délicat et technique, même en forme il est impossible de courir sans risquer de se tordre la cheville : cela ralentit considérablement notre progression. En plus, nos trois podomètres estiment que nous sommes au 42ème km et toujours pas le moindre ravito (normalement au km 38) ! Quand soudain, ça y est, il est là. Il était temps, ils allaient tout remballer, il reste juste un peu d’eau et les habituels fruits secs nous manqueront cruellement un peu plus loin. De plus, ils nous apprennent qu’il reste 7 km !!! Quelle déception ! En réalité, nous venions de parcourir non pas 3 km comme ils l’indiquaient mais 5 km de descente en une heure ! Et il n’en restait pas 7 mais 5 km ! Sur ce, un coureur que nous avions laissé deux heures plus tôt nous rattrape : dur dur. Nous ne le reverrons pas et il terminera 12 minutes avant nous.

Mais on repart, bien décidés à atteindre notre objectif : finir tous ensemble. Arrive cette fameuse montée en single track. Finalement, les « 50 mètres » ont duré 26 minutes, 1,2 km soit 110 m de dénivelé et ont été avalés en plein soleil à la vitesse de presque 2,5 km/heure. Personnellement, je pense que les bénévoles devraient simplement dire la vérité plutôt que d’essayer de nous rassurer.

C’est enfin la dernière descente tant attendue qui s’offre à nous. Un secouriste arrive à notre rencontre, on lui indique qu’il reste encore au moins un concurrent puis on continue à descendre. Un peu plus loin dans une dernière montée, Edouard cherche quelque chose à manger. Thierry lui propose une barre de céréales qu’Edouard apprécie à sa juste valeur ! Il fait l’expérience d’une crise d’hypoglycémie, ce qu’on appelle aussi le mur sur marathon. Dans ces instants, on a tendance à tout engloutir ce que le corps ne tolère plus. Là, vu notre rythme, il est possible de retrouver une lucidité et des forces. Il reste un peu plus de deux kilomètres et demi que nous parcourrons en 25 minutes. Il y eut d’abord la joie de retrouver le goudron, puis d’apercevoir des toits, puis la Genest Family venue à notre rencontre (oui même Esteban) et enfin le bruit du speaker annonciateur de la ligne d’arrivée.

Et là, comme par enchantement, les jambes se dérouillent et un grand sourire éclaire nos visages. Quel bonheur d’atteindre notre but tous ensemble (même en 9 heures) !

 

Nous voilà ultra-trailers, félicitations particulières à Edouard et à l’équipe en générale. Désormais la prochaine course en équipe se déroulera fin août, il faudra être encore plus patient mais Bonne Mère, puissions nous atteindre notre but !!!!

 

 

 

un peu plus vite

 

 

Par Le secrétaire - Publié dans : résultats des courses
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 14:07

C’est à l’occasion de la 17èmeédition du semi-marathon international de Nice, le dimanche 20 avril que le Club Sportif Martin Maurel  a organisé sa première « sortie club » 2008.

12 joggers du CSMM sur 14 inscrits ( 2 blesses ) se sont frottés aux quelques 8000 participants venus des quatres coins du monde sur 3 courses :

 

  • Le 3 KM « tout Nice court contre le cancer du sein » ( 5 ) 
  • Le 10 KM « l’alternative » ( 3 )
  • Le 21.1 KM « semi-marathon » ( 4 )

 

Tout est réuni pour faire de belles courses agréables : Temps ensoleillé avec 21° , parcours roulant, les pom-pom girls pour nous encourager et Miss France comme marraine de l’événement.

 

Le rendez-vous était fixé samedi à 16h30 dans le hall de l’hôtel « les citadines » à NICE, départ vers les jardins Albert 1eroù est installé le village running. Balade dans les stands, retrait des dossards, analyse des parcours,



démonstration de salsa, visite de la place MASSENA et direction le resto pour la « pasta party » à la VILLA D’ESTE  ( restaurant conseillé par Héraclès  finances ) et avis aux amateurs ce fut grandiose. Des pâtes maison merveilleusement préparées et servies dans des poêlons avec deux rations par personne, des desserts gargantuesques
,




un serveur corse avec un accent « du village », souriant et très sympathique qui nous a fait vivre un sketch digne des plus grands comiques en duo avec  « Hellio ».


 


Retour à l’hôtel vers 22h00 pour une bonne nuit de sommeil avant les courses, rendez-vous à 8h15 dans le hall.

Tout le monde est présent sauf le président qui est reparti chercher de l’eau et qui disparaît dans les méandres des étages, enfin retrouvé par le secrétaire à 8h30 nous sommes en retard et il faut se dépêcher pour ne pas louper le départ du 3km fixé à 9h00. Finalement nous sommes à l’heure et nos participants sont dans le flot des coureurs qui font l’aller – retour jusqu’au port.

 





Les deux autres courses ont un départ commun à 9h30,



beaucoup, beaucoup de monde et difficile de courir sans doubler pendant les 10 premiers kilomètres. Vue splendide sur la baie à 2km de l’arrivée du 10, il fait chaud et nous rejoignons la promenade des anglais où se séparent les deux courses. C’est l’arrivée du 10 km et le début de la ligne droite qui emmène les semi-marathoniens à l’aéroport ; elle semble interminable avec 5 km et demi à l’aller et pareil au retour pour une arrivée face aux jardins Albert 1er dans une ambiance chaleureuse et une organisation quasi parfaite.

A noter le premier 10km pour Fred alias « le grand » et pour Canelle dite « crumble » épouse et sœur de Steven ; sans oublier Mme la secrétaire, Annie, qui n’a fait qu’attendre son mari mais qui s’est enfin lancée sur un 3 km tout comme Ingrid dite « Greta » spécialiste de la marche qui en plus de la course a fait de nombreux aller-retour vers l’hôtel pour se chauffer. Alexandra alias « photo station » s’y remet aussi sous les encouragements d’Esteban




qui garde les vestiaires. Et que dire de Marie alias « Maria Carmen Resurection de dios » qui a préféré aller à l’église pour la messe du dimanche matin, laissant son fils Clément



nous accompagner pour encourager son père. Enfin félicitations à Gisèle dite « voix d’or » qui, grâce à son timbre de voix a pu être repérée par  Patrick MASSUCO dans la foule et à Mme la présidente alias « caméléon » métamorphosée aux mœurs locales dès son arrivée. 

A part ces coureuses et coureurs qui viennent de nous rejoindre, on retrouve les vieux briscards : Christian alias « el profesor » , Edouard dit « biberon », Steven alias « Nestor », Olivier dit « tavernier » et Gérard illustrissime président .

Exceptionnelle prestation de Hellio qui blessé à la jambe, mais pas à la langue, a animé le week-end et nous a fait beaucoup rire.  

Après une bonne douche, nous nous retrouvons pour déjeuner et discuter de nos expériences du matin. La Heineken coule à flot pour récupérer des courbatures,



retour à l’hôtel et départ à 16h00 pour Marseille sous une pluie battante qui ne nous quittera pas jusqu’à Marseille.

 

Un week-end un peu court mais très agréable pour une première, prochaine sortie les 29 et 30 juin à Chamonix.

Par Le secrétaire - Publié dans : résultats des courses
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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /2008 09:50

Retrouvailles des coureurs à la remise des dossards. Tout le monde est à l'heure au rendez vous .Mis à part Nicolas, bien entendu, mais cette fois il a préféré faire la fête plutôt que de venir avec nous.

Tout le monde est là? Non! Thierry a essayé un nouveau carburant le SP95 dans un moteur diesel. La voiture et son conducteur ont déclarés forfait!

On rencontre Philippe pour sa dernière course avant l'entame de la saison de triathlon début mai à Carry le Rouet. A cette période de l'année la température de l'eau est à 13 ou 14 degrés centigrades . Là il faut vraiment du courage c'est un autre monde!!

Jusque là tout va bien!

Sous le soleil le départ se fait tranquillement pour les coureurs du CSMM mais après seulement quelques centaines de mètres Steven et Hôa ont déjà des fourmis dans les jambes et ils lâchent irrémédiablement le reste de la troupe.

Après deux kilomètres de macadam les choses sérieuses commencent on attaque la piste forestière en montée. Il va y en avoir pour sept kilomètres. Les premiers hectomètres sont assez raides jusqu'au premier ravitaillement. Un léger répit dans le pourcentage de dénivelé permet de relancer la machine. Et là surprise!! Richard et Frédéric sont venus, en VTT,  faire le reportage photo! Sympathique initiative de nos deux Gombertois!

 

 

 

 

Les coureurs approchent du ravitaillement marquant la séparation des deux parcours (12 et 17 kilomètres). On sent poindre l'euphorie chez ceux qui vont continuer tout droit  alors que nous apercevons sur la droite le début de la montée qui nous attend.

Un verre d'eau et un Tuc (publicité gratuite) plus tard on attaque la piste. Au détour d'un lacet Edouard et moi apercevons un peu plus haut Steven et Hôa qui continuent leur numéro de duettistes. On ne les reverra pas avant l'arrivée. Gérard est légèrement distancé mais il garde le moral!

Quelques mètres de descente qui sont les bienvenus mais qui nous donnent une vu imprenable sur les pourcentages qui nous attendent. Et là surprise!! Richard et Frédéric etc…!

Avec Edouard on décide d'en garder sous le pied et de finir cette rude montée en marchant sur un bon rythme. Troisième ravitaillement direction tout à gauche et la piste forestière fait place à un sentier monotrace sur la ligne de crête va  nous amener au relais de l'Etoile, point culminant de notre parcours. On devra franchir quelques passages courts mais pentus (voire très pentus dans les derniers mètres) avant de franchir une barre rocheuse en escalade!

Ravito, quelques mots avec les bénévoles en place et c'est parti pour la descente! Un petit kilomètre de piste et tout à gauche dans le monotrace technique (rochers, pierres etc..). Edouard utilise à fond ses qualités de descendeur. Légère remontée, reprise de la piste forestière Et là surprise!! Richard et Frédéric etc… (doivent bien connaître le terrain et les raccourcis ces deux là!).

Merci aux photographes Vététistes!



On aperçoit les premières maisons. Le sentier sans trop de cailloux permet de bien relancer la machine avant quelques escaliers qui vont nous permettre de rejoindre la route pour le dernier kilomètre entièrement en bitume! Derniers mètres difficiles mais l'arrivée est toute proche maintenant.

 

Une fois la ligne franchie la dernière surprise du jour! Hôa  est à la tente des secouristes après une superbe gamelle dans la descente. Peut-être une entorse?

Gérard en termine lui aussi, tout au courage.

 

Philippe

PARIENTE

01:42:14

Steven

PAUGAM

01:52:30

Hôa

NGUYEN

01:55:21

Edouard

RIGEOT

01:55:52

Christian

GENEST

01:56:44

Gérard

LASRY

02:13:50


Le meilleur moment?
 
Par Le secrétaire - Publié dans : résultats des courses
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