Arrivée samedi matin aux alentours de CHAMONIX, plus personne ne parle dans la voiture. On regarde tous la montagne autour de nous qui nous inspire le plus grand respect et commence à nous faire un peu peur.
Retrouvailles au foyer de l’ UCPA avec tous les coureurs : Christian, Edouard, Thierry, Gérard, Hoa et Nicolas.
A travers les fenêtres de l’escalier de l’hôtel, on peut découvrir une partir du parcours et Nicolas ne manque pas l’occasion de faire flipper ses petits camarades avec quelques réflexions :
- Tu vois LA HAUT la maison eh ben c’est la Flégère faut y monter crois moi !
- Et La HAUT un peu plus HAUT ENCORE c’est PlanPraz mais là c’est l’arrivée du cross et du marathon !
- Au fond TOUT LA BAS c’est les Posettes on va en faire le tour pour le marathon !
Installation dans les chambres au foyer puis direction le restaurant. En traversant la place pour aller au restaurant on a vite compris que le lendemain nous ne serions pas les seuls malades à tenter le challenge. Que des mecs grands, fins, super équipés des quivontvite quoi !
Une chose de sûre ça ne nous a pas coupé l’appétit. Tout en restant diététique (sucres lents etc..)
L’après midi retrait des dossards au centre des sports. On a droit à un superbe maillot technique de chez SALOMON (je ne touche rien pour la pub)
Puis visite de Chamonix (surtout les magasins de sports !). Les personnes intéressées peuvent demander les coordonnées des magasins, les prénoms des vendeurs et toutes les informations nécessaires à Nicolas.
Le soir resto (toujours diététique !) et avec une consommation d’eau incroyable ( si ! si ! de l’eau vous avez bien lu !). C’est au cours de ces libations que le philosophe* du groupe, qui tient à rester anonyme, a déclaré : : « LE GRAS C’EST LA VIE ». Ca donne à réfléchir !
Après tout le monde au dodo car :
Marathon :
Dimanche matin petit déj à 5 heures à l’UCPA départ du marathon à 7 heures pour les trois courageux Thierry, Nico et moi ( Christian) . Quelques minutes d’échauffement et c’est parti !
Les premiers kilomètres sont assez faciles dans les sous-bois par une température fraîche mais agréable. Les deux avions m’ont déjà lâchement abandonné. Je les reverrais seulement à l’arrivée.
Passage à Argentière puis le Col des Montets à pratiquement 1 500 mètres d’altitude, redescente sympathique à travers les champs en direction de Vallorcine. Et là LES POSETTES !!!! 714 mètres de dénivelée en 6 kilomètres. La montée se fait en grande partie en marchant mais je rattrape pas mal de concurrents (content !). Remplissage du camel Bag au ravito et pratiquement 6 kilomètres de descente !
Plus que douze bornes !
Le sentier devient plus technique et plus pentu (c’est possible !) On grimpe de pratiquement 300 mètres en moins de deux kilomètres. Et là satisfaction ! c’est la Flégère. Plus que cinq bornes. On aperçoit sur l’autre versant le site d’arrivée. Il me faudra encore un peu plus d’une heure pour franchir la ligne.
Tout le monde est là pour m’attendre, les membres de ma tribu, Nico ,Thierry (nouveau marathonien du club), Gérard Hoa et Edouard. Eh oui sont partis après mais z’arrivent avant ! z’ont du faire moins de bornes !
Cross :
Edouard , Hoa et Gérard partent pour le cross à 9h30 mais personne ne dort quand les marathoniens se préparent à 5h , le stress est là . Petit déjeuner à 6h à l’UCPA , rendez vous à 8h30 pour l’échauffement et départ pour 22KM dans la montagne.
Le début du parcours est assez facile et agréable à travers les hameaux , beaucoup de spectateurs nous encouragent et nous restons groupés pour passer à l’Argentière ( 12ème kilomètre ) en 1h25 .
Au ravito on nous prévient : vous venez de vous échauffer et les difficultés vont commencer.
Effectivement, dès la sortie de l’Argentière, c’est un véritable mur de 8km de montée avec un dénivelé de +800 m que nous mettrons deux heures à franchir. Il fait chaud, nous avons le bout des doigts gonflés malgré que nous buvions souvent.
Dernier ravito à 2 km de l’arrivée, nous sommes fatigués mais motivés pour finir en 4h. Nous terminons en 4h02, heureux de voir Alexandra pour la photo d’arrivée que nous prendrons rassemblés avant de franchir la ligne et recevoir une médaille bien méritée.
Médailles de finishers autour du cou direction la tente des kinés pour se faire retaper.
Redescente par télécabine (faut pas pousser tout de même on n’est pas des bêtes ! quoique ! certains !).
Direction le palais des sports pour le repas d’après course un peu moins diététique.
Douches, repos bien mérité et le soir ? Devinez quoi ? Restaurant of course (ouais le vainqueur de marathon est anglais alors !)
Et là tout le monde, sans concertation préalable, à échanger le menu diététique contre le menu montagnard !! Je tiens, moyennant rétribution, le menu de chacun à disposition des membres du club (sauf le mien je l’ai malencontreusement égaré !)
Personne, le lundi matin, n’avait une grosse envie de redescendre sur Marseille mais bon !!
* initiales du philosophe (dans le plus strict respect de l’anonymat) : TS.
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